BURKINA FASO : Accord d’un prêt de 5 milliards de FCFA pour la construction du barrage de Samendén.
BURKINA FASO : Accord d’un prêt de 5 milliards de FCFA pour la construction du barrage de Samendén.
Le Burkina Faso va bénéficier d’un prêt de 5 milliards de francs CFA du « Fonds Abu Dhabi pour le développement (FADD) », destiné au financement partiel du projet de construction du barrage de Samendéni. Le montant du crédit, remboursable en quinze ans, est assorti d’un différé de cinq ans.
La construction du barrage vise notamment la meilleure gestion des ressources en eaux, l’intensification de la production agropastorale, l’accroissement de la production électrique au prfit des populations locales dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.
Situé à 40 km de Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, Samendéni sera le troisième plus grand barrage du Burkina Faso, après Ziga et Bagré (tous situés à l’Est).
Le coût de la pre¬mière phase du programme (consacrée à la réalisation du barrage, de la centrale hydroélectrique et au financement des études techniques) est estimé à 119 millions d’euros.
Selon le minitère de l’Agriculture, sa profondeur dépassera 15 m et permettra une production piscicole annuelle de 1 000 tonnes. Les aménagements hydroagricoles sur 21.000 hectares de terres irriguées permettront de produire 300 000 tonnes de produits agricoles, 2 000 000 litres de lait et 2 000 tonnes de viande.
L’aménagement hydroélectrique en question comprend un barrage digue de 2,9 km de long et d’un volume de remblai de 1,65m3 permettant de créer une retenue d’eau d’une capacité de 1,050 milliard de m3.
Avec 1,5 milliard de m3 (3e du pays après Kompienga et Bagré), des périmètres irrigués, la production énergétique et industrielle, le récalibrage du Mouhoun, l’élevage, la pêche, la pisciculture, les pistes d’accès et la gestion de la biodiversité comme composantes, le programme contribuera à terme, selon ses inititeurs, à 2% au PIB et 3% à la production nationale de céréales.
Le Programme générera une valeur ajoutée de 15,5 millions d’euros par an, permettra de créer 96 000 emplois agricoles et d’installer 24 000 familles en paysannat.