ALGERIE : Hésitation de l’Algérie quant à son engagement dans le projet Desertec.
ALGERIE : Hésitation de l’Algérie quant à son engagement dans le projet Desertec.
L’Algérie n’a toujours pas donné son accord pour une participation au projet « Desertec Industrial Initiative » qui doit être lancé à la fin d’octobre 2009. Il s’agit d’un projet de 400 milliards d’euros qui prévoit d’installer plusieurs milliers de m² de panneaux solaires dans le Sahara.
Le but visé est de produire l’énergie solaire à partir des pays d’Afrique du Nord pour couvrir 15% des besoins de l’Europe en électricité vers 2050.
Le Maroc, la Tunisie et l’Egypte sont en course pour attirer chez eux un des trois projets pilotes de Desertec d’une capacité de un gigawatt chacun.
Afif Chelbi, ministre tunisien de l’énergie a déclaré récemment au journal électronique Bussiness news que la Tunisie sera un acteur majeur dans Desertec «Ce projet permettra à la Tunisie, tout comme les plans solaires tunisien et méditerranéen, de devenir un centre international de production industrielle et d’exportation dans le domaine de l’énergie solaire », a-t-il soutenu.
La position algérienne sur ce dossier n’est toujours pas connue. « Nous sommes en train de nous battre pour obtenir un ou deux projets en Algérie. Nous avons le plus grand désert de la région », tels sont les propos de Issad Rebrad, dont le groupe, Cevital est une partie prenante du projet.
Chakib Khelil, connu pourtant pour son attachement au développement des énergies renouvelables a eu une réponse hésitante face à la presse: « Desertec est une association de sociétés qui n’a pas fait de propositions concrètes d’investissement. Il s’agit d’idée qui se discutent ». Selon lui, l’Algérie pourrait accepter les projets mais avec des conditions. « Nous ne voulons pas que les étrangers viennent installer leurs centrales chez nous et nous demandent d’acheter de l’électricité avec leurs prix » a-t-il évoqué.
Pour Salim Kahal, expert en énergies nouvelles, « Desertec n’est pas une vision de laboratoire. Ce projet peut être réalisé à long terme. L’Algérie doit être partie prenante. Dès que les installations seront faites, le transfert de technologie aura lieu. Il y aurait une dépendance de l’Europe vis-à-vis de l’Algérie. Telle est aussi la position du journaliste El Kadi Ihsane.