CÔTE D’IVOIRE – CEDEAO : Engagement de la BAD et de la BIDC dans la mise en place du Fonds de Développement du transport et du secteur de l’énergie.
CÔTE D’IVOIRE – CEDEAO : Engagement de la BAD et de la BIDC dans la mise en place du Fonds de Développement du transport et du secteur de l’énergie.
Des bailleurs de fonds soutiennent l’idée de mise en place d’un fonds pour le développement des secteurs des transports et de l’énergie ; l'idée est portée par le Président Gbagbo.
Un atelier a eu lieu à la salle mosaïque du Palais de la présidence de la République au Plateau pour la mise en place du Fonds de développement des transports et de l’énergie (Fodete-Cedeao).
La Banque africaine de développement (Bad) et de la Banque d'investissement de la Cedeao (Cedeao) ont pris l’engagement de financer ce fonds.
S'agissant précisément du mécanisme de son financement, il est bon d'indiquer qu'il sera alimenté par des prélèvements sur les recettes générées par les principaux produits de la Région.
Le Président Gbagbo, le porteur de cette initiative, a mis en place un comité de travail présidé par Madame Deless. Ce comité est à pied d'œuvre pour non seulement donner corps à ce projet, mais mettre en place, le plan de marche.
Selon Madame Deless, « l'enjeu des consultations des différents points focaux dans les Etats membres, est de faire de ce fonds, un instrument efficace et absolu en matière de développement des infrastructures, des Mines, de l'Energie, des transports et des Télécommunications pour tous les 15 Etats membres de la Cedeao. Ce, en accumulant les milliards de dollars US comme objectifs visé d'ici à 2015. En outre il devra être appuyé d'une mobilité des ressources internes et externes et enfin, d'une donnée uniforme de pourcentage sur les budgets macro-économiques des Etats membres ».
Aussi, il convient de préciser que l'objectif fondamental de ce fonds est de garantir les emprunts pour le financement des secteurs sus indiqués ; et de servir au financement direct des projets et leur bonification.
Les moyens d'action reposent sur les prélèvements faits sur les recettes générées des principaux produits. Mais à ce stade, il convient de préciser l'existence de deux types de prélèvements. Il s'agit d'une part, des prélèvements nouveaux et d’autre part, des prélèvements forfaitaires. Les premiers cités sont adossés à un certain nombre limité de produits tels que le cacao, le pétrole, l'uranium, l'or, le fer et le diamant.
S’agissant des pourcentages de chaque produit dans les exportations, la source d’accès aux informations ressort que : « Le pétrole dont le Nigeria est le plus gros producteur dans la région, à lui seul représente 75% des exportations totales contre 10% pour la Côte d'Ivoire. Aussi, il convient d'indiquer que les produits pétroliers accumulent en moyenne 5%, le cacao pour sa part, totalise 3% et l'or quant à lui ne représente en moyenne que 2,2%.
A l'analyse, les produits d'exportation sont dominés en partie par le pétrole dont l'exportateur principal est le Nigeria. Cette analyse nous emmène à énumérer les pays concernés et à en faire le point des exportations », précise la même source. Elle ne manque pas de donner des précisions sur les exportations en valeur des pays et des produits sur la période 2005-2007.
Les principaux exportateurs sont le Nigeria avec 80% soit le 4/5 du total, la Côte d'Ivoire avec 10% du total soit 1/10 du total contre respectivement 4 et 2% pour le Sénégal et le Ghana. Ces quatre pays, faut-il le préciser, représentent 96% des exportations de la zone Cedeao. Les montants en valeur sont passés de 63,4 milliards de dollars US en 2005 à 77,5 milliards de dollars Us en 2006. Avant de tomber à 68 milliards de dollars US un an plus tard.
En outre, dans la présentation de ses mécanismes, il convient de ne pas oublier les prélèvements forfaitaires. Une contribution à cet effet par pays sera instituée en fonction naturellement de leurs potentialités, c'est-à-dire, le poids économique et les produits exportés entre autres.