MAROC : Proposition de la création d’un fonds international pour promouvoir la recherche en matière d’énergies renouvelables.
MAROC : Proposition de la création d’un fonds international pour promouvoir la recherche en matière d’énergies renouvelables.
Le royaume chérifien a proposé la création d'un fonds international pour l'encouragement et la promotion de la recherche en matière d'énergies renouvelables. Tel est ce qui ressort d’une allocution prononcée à Charm al-Cheikh par Amina Benkhadra , ministre du Maroc en charge de l'Énergie.
Amina Benkhadra, ministre de l'Énergie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement du Maroc, a appelé à un encouragement international pour la promotion de la recherche dans le domaine des énergies renouvelables, notamment l'énergie solaire où le coût d'accès à la technologie est onéreux. C'était lors de la 2ème réunion du Comité préparatoire relatif à la création de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).
La ministre a également plaidé pour le développement d'une industrie pour les énergies renouvelables, citant à ce propos l'initiative du Maroc relative au développement de pôles industriels, dont celui situé à Oujda destiné au développement des énergies renouvelables.
Benkhadra a également rappelé la nécessité du développement des réseaux de connexion électrique afin de faciliter le transport et l'échange des énergies propres, appelant dans ce sens à accorder l'importance requise aux échanges et au transfert de technologies et d'expertises entre les Etats membres.
A travers sa voix, le Maroc souhaitait aussi pour que l'IRENA œuvre à l'ouverture de marchés de l'électricité afin d'exporter les énergies propres et les faire bénéficier de toutes les mesures incitatives appliquées dans les pays importateurs.
La création de l'IRENA permettra de promouvoir l'utilisation des énergies renouvelables et de relever les défis liés à la concrétisation du développement socio-économique durable. Lors de cette conférence internationale constitutive de l'IRENA à laquelle ont pris part 129 Etats, il a été procédé au choix du pays où siègera l'organisation (parmi les trois Etats candidats à savoir les Emirats Arabes Unis, l'Allemagne et l'Autriche) ainsi que son directeur général (choisi parmi les candidats de quatre pays, en l'occurrence l'Espagne, la France, la Grèce et le Danemark).
Finalement, l'IRENA sera basée à Abou Dhabi (en attendant l'inauguration de la ville écologique de Masdar, en construction dans les Emirats) et dirigée par la Française Hélène Pelosse. Sa mission est de donner du poids et de la visibilité aux formes d'énergies alternatives aux fossiles.
A l'issue de la séance inaugurale de la conférence, 14 nouveaux Etats ont signé la charte fondatrice de l'IRENA, dont notamment les Etats-Unis, l'Australie et le Japon. L'organisation regroupe à ce jour 136 pays. Elle devra favoriser une transition mondiale rapide vers les énergies issues du vent, de l'eau ou du soleil, au détriment du pétrole, du gaz ou du charbon, gros émetteurs de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique.
A la différence de l'Agence internationale pour l'énergie (AIE), qui groupe 28 pays industrialisés depuis le premier choc pétrolier de 1973-1974, l'IRENA est "une organisation Nord/Sud qui entend partager son expertise sur les énergies renouvelables avec le monde entier, en particulier les pays les plus démunis qui ont besoin de soutien et conseils", a insisté Mme Pelosse, jointe à Charm-el-Cheikh (Egypte) par l'agence AFP.
En outre, le programme de la conférence comprenait des exposés sur des thèmes portant sur les applications des énergies renouvelables ainsi que le transfert et les échanges des expertises et des technologies.
Le Maroc, qui était représenté à cette conférence de deux jours, par une délégation présidée par Amina Benkhadra, avait participé bien avant, à Charm al-Cheikh, aux réunions du Centre régional pour l'énergie renouvelable et l'efficience (RCREEE) qui regroupe dix pays membres fondateurs : l'Egypte, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, la Syrie, le Liban, la Palestine, la Jordanie et le Yémen, outre trois partenaires qui sont l'Allemagne, le Danemark et l'Union européenne.